Les Hommes-Singes sont une espèce bien particulière qui est apparue dans les forêts sauvages au Nord-Ouest du continent de Hatlu, quelques décennies après la fin de l’ère glaciaire.
Au commencement, les colonies se sont installées dans les cavernes naturelles dans certaines failles, creusées par les eaux de la fonte des glaces dont une partie s’était infiltrée sous les sols des plateaux désertiques. Ces abris naturels leur ont permis de mieux résister aux frimas des hivers rigoureux et leurs permirent de mieux se protéger de leurs ennemis. A mesure que leurs colonies devinrent de plus en plus importantes et qu’elles accédèrent à de nouvelles technologies, les Hommes-Singes finirent par bâtir une société assez proche, sous certains aspects, des communautés humaines telles que nous les connaissons sur Eode. L’ensemble des colonies simiesques finit par se regrouper dans la jungle là où la végétation luxuriante leurs fournirent des fruits et des baies en abondance et la présence de la rivière garantissait un accès à l’eau.
Pendant longtemps, les Hommes-Singes ont ignoré jusqu’à l’existence de l’espèce humaine qui ne s’aventurait guère sur ces terres inhospitalières. Leurs cousins humains ont ensuite été considérés comme une espèce dégénérée, bien inférieure, de par ses lois et ses coutumes à la grandeur des Hommes-Singes. Les spécimens capturés par les grands primates, et avec lesquelles ils ne parvenaient pas à parler, recevaient d’office le statut d’esclaves, tout juste bons à effectuer quelques tâches routinières répétitives qui ne réclamaient pas de force ou de capacités particulières.
La société des Hommes-Singes est divisée en deux castes bien différenciées dans lesquelles se répartissent les deux types physiologiques existant par-mi l’espèce. Les Chaank’tis s’apparentent à de grands chimpanzés de taille humaine et sont très souvent cantonnés dans les tâches administratives et agricoles et intellectuelles. C’est parmi eux que l’on trouve les plus instruits et les plus doctes. Les Chaank’tis portent généralement des combinaisons de tissus et de cuir ainsi que des toges soyeuses et souvent colorées de vert. Leur pelage est noir ou marron foncé. Les Orlocks, ressemblent à de gros gorilles qui avoisinent souvent les deux mètres. Leur pelage est noir ou roux. Beaucoup plus massifs que leurs frères Chaank’tis, les Orlocks sont des guerriers chasseurs nés qui allient puissance et sagacité au combat. Ils portent généralement des armures de cuir noires et de grandes bottent qui montent jusqu’à leurs genoux. Leur arme de prédilection est la lance et le Korosh, une épée longue à lame légèrement courbée. On retrouve parmi cette caste la plupart des chefs de guerre et des généraux.
Les Hommes-Singes ont acquis la maîtrise de la poudre et emploie des pétoires et des mousquets manufacturés par leur soin. Leur civilisation est développée et ils conservent et transmette leur culture à l’aide d’ouvrages manuscrits fabriqués par les Chaank’tis les plus savants. Si une partie des colonies continue de vivre dans des grottes, les Hommes-Singes ont également bâtit de grandes villes dans les zones boisées. Leurs bâtiments sont un astucieux mélange de bois et de pierre.
Le peuple des Hommes-Singes obéit au roi Gonborgrin un Orlock vétéran qui a conquis son trône et sa réputation à la force de son Korosh. Il dirige, la destinée de son peuple, encadré par un conseil collégiale constitué par douze Chaank’tis et six Orlocks élus par leurs congénères.
Les Hommes-Singes ne sont pas très pieux et ne vénèrent qu’une seule divinité : Osen le Patriarche, qu’ils considèrent comme leur créateur, même si aucune preuve tangible n’a jamais pu être établie. Dans la plupart des villes importantes, souvent per-dues au milieu de la forêt qui se dresse sur certains plateaux rocailleux, les Hommes-Singes ont pour coutume de bâtir un temple à la gloire d’Osen le Patriarche. Un roulement quotidien assure des offrandes journalières sous la forme de nourriture, d’objets précieux et d’animaux, qui sont récoltées par les Prieurs du temple. Lors de chaque passage de saison, d’impressionnantes bacchanales sont or-ganisées. Ces fêtes païennes ont pour habitude de s’étaler sur plusieurs jours et plusieurs nuits au cours desquels de nombreuses cérémonies rituelles sont accomplies. Une partie de ces cérémonies, particulièrement sauvage, implique le sacrifice de nombreux esclaves humains qui sont précipités dans de grandes fosses très profondes et agonisent de longues heures. Certaines colonies qui considèrent les insectes géants comme sacrés, pousse le vice jusqu’à abriter au fond de ces fausses des spécimens qui peuvent atteindre des tailles colossales et dévorent les pauvres esclaves.
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